Mise à jour : mai 2009
La micro entreprise
 
 
Le régime de la micro-entreprise n’est interressant que lorsque vous exercez en activité accessoire et que vous avez peu de recettes et donc peu de clients, ou si vous exercez par ailleurs une activité salariée, ou encore si vous êtes étudiant, en bref si vous exercez votre activité de photographe en activité accessoire. Pour tous les professionnels, ce type de déclaration est souvent une fausse bonne idée.
 
• La micro entreprise n’est qu’une version simplifiée du statut de l’entreprise individuelle et aujourd'hui complêter par le statut de l'auto-entrepreneur dont l'état fait grande publicité ....
 
• La micro entreprise n’est pas le passage obligé pour les créateurs d’entreprise.
 
• Être en micro entreprise ne vous exonère pas du paiement des charges sociales.
 
• Il est impossible d’être assujetti à la TVA sous ce régime.
 
• Il est impossible de faire du déficit.
 
Le régime de la micro entreprise est réservé aux petites entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires hors taxes inférieur ou égal à 32 000 euros pour les prestataires de services et les titulaires de revenus non commerciaux.
 
Seuls les entrepreneurs individuels qui bénéficient de la franchise en base de TVA ou qui réalisent des opérations exonérées de TVA peuvent se placer sous ce régime.
 
Les bénéficiaires de la franchise en base de TVA sont dispensés de la déclaration et du paiement de la taxe. En contrepartie, ils ne peuvent pratiquer aucune déduction de la TVA se rapportant aux biens et aux services acquis pour les besoins de leur activité, ni faire apparaître la TVA sur leurs factures, notes d’honoraires ou sur tout autre document en tenant lieu qu’ils délivrent à leurs clients.
 
Le bénéfice imposable est égal au montant du chiffre d’affaires (ou des recettes), diminué d’un abattement forfaitaire pour frais professionnels. Cet abattement est égal à 34 %, ou 50 % selon le type de recettes pour les professions non commerciales.
A noter :
• Le montant minimal d’abattement est fixé à 305 euros.
• Une dispense de dépôt d’une déclaration professionnelle. (impôts -annexe 974)
 
Les professionnels bénéficiant de la franchise en base de TVA et placés sous le régime micro doivent tenir un registre des achats et un livre-journal des recettes
appuyés de toutes pièces justificatives, et délivrer à leurs clients des factures
comportant la mention :
 
“TVA non applicable, article 293 B du CGI“
Avantages, inconvénients et interdits
 
Une comptabilité simplifiée prétend le fisc, et puis ? C’est tout ! Et encore vous devez conserver vos factures de ventes, vos factures d’achats. La plus grande simplifi cation réside dans le fait que vous puissiez déclarer vos revenus d’auteur
avec vos revenus salariaux sur la 2042, sans faire de déclaration particulière.
Ne pas oubliez toutefois de réclamer la 2042 complète, car ces revenus ne sont pas à déclarer dans la case « traitements et salaires » mais dans une case spécifique qui n’apparaît pas sur la 2042 simplifiée.
 
Analysons les inconvénients et les interdits qui en découlent
 
Si vous ne remplissez pas de déclaration d’activité, vous n’aurez pas de numéro
siret et votre activité ne sera pas considérée comme professionnelle, vous n’aurez
pas accès aux avantages réservés aux pros.
 
La limite de CA (ou recettes) est de 32 000 €, avec un maximum de 34 000 € dans l’année, au-delà vous devrez obligatoirement changer de statut.
Vous ne pouvez déduire la totalité de vos frais professionnels, le trésor vous accorde un abattement forfaitaire pour vos frais professionnels de 34 % (ou 50 %) avec un minimum de 305 euros. Alors qu’un professionnel qui gère au plus près son affaire a des frais professionnels qui se montent à 50 % de son CA et souvent plus.
 
Le principe de l’abattement forfaitaire implique qu’il est mathématiquement
impossible de faire du déficit.
 
Parce que vous bénéficiez d’une franchise de TVA sans possibilité d’option, vous
ne pourrez pas récupérer la TVA sur vos achats. Ce qui implique que tous vos
frais sont augmentés de 19,6 % et comme vous ne pouvez en tenir compte que
sur une base forfaitaire…
En conclusion
 
La micro entreprise est probablement une bonne idée pour d’autres activités en particulier, des activités de conseils dont l’exercice n’entraîne pas ou peu de frais, mais pour les auteurs, elle est à déconseiller.
 
On constate que les régimes fiscaux destinés à simplifier la vie des entrepreneurs
individuels possèdent un double tranchant sur lequel les services fiscaux n’insistent
pas. Mais contre lequel le contribuable doit lutter en cas de problème.
 
Les raisons de ces choix sont souvent présentées comme étant une simplification
des obligations comptables. Pour ce qui concerne les obligations administratives,
le changement est minime. Si ce n’est que cela facilite la gestion des dossiers par le fisc, qui se trouve probablement le seul à en tirer un profit immédiat et direct.
 
La durée de validité de l’option pour le régime de la déclaration contrôlée fixée à 5 ans aux termes de l’article 102 ter du code général des impôts est désormais ramenée à 2 ans, soit une durée de validité identique à celle déjà en vigueur en matière d’option pour l’assujettissement à la TVA prévue à l’article 293 F. du code général des impôts.
 

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